«A cinq ans et demi, on peut tomber amoureux…» – Ivan Moscatelli
 

 Catalogue

 Offre spéciale

 Galerie photos

 Commande

 Contact

 Liens

 Plan du site

 Accueil



 Point presse

 À paraître

 Raison d'être

 Aux auteurs

 

   
  En bref
  
   
  Découvrir
  
   
  Détails  
   

Venise intime (récit), par Ivan Moscatelli

Venise intime relate l'été 1947 d'Ivan, un petit italien de cinq ans et demi. La guerre vient de finir, la cité des Doges se remet doucement de cette période sombre. Ivan séjourne chez sa tante et découvre, en toute innocence, la vie, l'amour, la mort. La Venise intime d'Ivan Moscatelli est une histoire pour adultes racontée par un môme de 60 ans. Un récit candide, frais, drôle, coloré et touchant à déguster pour se rappeler que la vie est belle.


Cliquer ici pour écouter la présentation de Venise intime et Venise retrouvée faite par l'éditeur lors du vernissage de l'exposition d'Ivan Moscatelli à la Galerie des Amis des Arts de Neuchâtel le 13 janvier 2007.

   
  En bref
  
   
  Découvrir
  
   
  Détails  
   

A cinq ans et demi, on peut tomber amoureux, craindre la mort, s’enthousiasmer au moindre événement banal, confondre le tragique et le comique, se faire embrasser sur la bouche par une petite fille et sur la joue par une prostituée…

Venise intime est une histoire pour adultes racontée par un enfant de 5 ans et demi qui, à 60 ans, revoit la ville où il vécut en 1947 un long été de l’immédiat après-guerre.

C’est une Venise sans touristes, sans boutiques de mode, sans échoppes luxueuses, sans carnaval, sans fards. Une Venise démaquillée qui se réveille après une longue nuit d’horreur, avec sa robe et ses dentelles froissées… Une Venise qui n’appartient qu’à ceux qui l’ont rencontrée en ce temps-là.

Les officiers américains et anglais peuplaient alors l’Hôtel Danieli et le café Florian. Les prostituées faisaient les cent pas sous les arcades de la place Saint-Marc. Les magasins d’alimentation étaient presque vides. Les nombreux mendiants, souvent des mutilés de guerre, côtoyaient les voleurs à la tire bien plus discrets.

Les bagarres entre soldats de l’armée alliée animaient les soirées que rythmait l’intervention, toujours tardive, de la police militaire. On écoutait les musiciens ambulants, on dansait dans les bals de quartier jusque tard dans la nuit pour oublier les peurs passées et la précarité du présent.

Venise avait été épargnée par les bombardements massifs qui avaient ravagé ses alentours : Mestre, Porto Marghera, toutes les voies de communications qui reliaient la cité des Doges aux autres centres importants de la Vénétie. Mais Venise gardait des cicatrices douloureuses sur ses murs de briques rouges criblés de balles. Au pied de ces murs, des bouquets de fleurs perpétuaient le souvenir des exécutions sommaires de jeunes résistantes et de résistants par les sbires nazi-fascistes.

Eloigné malgré lui de ses parents, un petit garçon rêveur vit dans un monde de femmes au sein du plus populaire des quartiers vénitiens de cette époque : Dorsoduro. Les hommes sont quasi absents, ils travaillent ailleurs ou se cachent pour survivre.

Venise intimed'Ivan Moscatelli nous confirme que les enfants comprennent les « choses de la vie » à leur manière et bien mieux qu’on le pense…

 

   
  En bref
  
   
  Découvrir
  
   
  Détails  
   
Avis
Presse
Extraits
Downloads
Bonus

 

Une merveille, à cheval entre Le Petit Prince de Saint-Exupéry et Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran de Schmitt. On rit, on pleure, on est touché par l'innocence et la vision du monde de ce bout de chou. Quelques pages d'anthologie figurent dans Venise intime (les scènes où il joue à l'

homme invisible, sa découverte de l'amour…). A mettre sous tous les yeux de quiconque a gardé sa part d'enfance. – A.-P. P. Lausanne

On connaît le peintre Ivan Moscatelli, on le savait auteur de nouvelles, mais son premier récit nous dévoile un autre de ses talents: celui de conteur enfantin! Ecrire à l'âge adulte comme on s'exprimait lorsqu'on était haut comme trois pommes est déjà un exploit! Et raconter des souvernirs intimes aussi piquants, prenants et touchants que ceux d'Ivan avec cette fraîcheur est un véritable cadeau. – A. T. Genève

 

Un intime de Venise

Enfant, Ivan Moscatelli a passé plusieurs étés à Venise. Il s'en souvient dans un récit rédigé avec ses mots de petit garçon. Et dans une centaine de toiles récentes, à découvrir à Neuchâtel

«A 62 ans, le temps presse!, constate Ivan Moscatelli, sans se lamenter pour autant. Je n'ai plus voulu remettre cette histoire au lendemain, je me suis dit qu'il fallait l'écrire maintenant». Cette histoire, c'est celle de son enfance et, plus précisément, de cet été 1947 passé à Venise chez sa tante Ettorina et ses trois cousines, Alba, Diva et Gioia...

Pour relater cette histoire, Moscatelli s'est remis de façon très convaincante dans la peau du petit garçon de 5 ans 1/2 qu'il était alors. Tout juste sortie de presse, sa «Venise intime» en respecte le regard, et aussi le langage, d'une réjouissante fraîcheur. «Je n'ai jamais perdu mes impressions d'enfant. Souvenirs, sentiments, parfums sont encore très vifs. J'ai juste un peu triché avec les dates. Les faits se sont déroulés en 49, mais je les ai situés en 47 pour être plus proche encore de l'après-guerre».

Il y a le récit. Et, parallèlement, la démarche de Moscatelli le peintre, qui témoigne d'une «Venise retrouvée» au fil de 110 toiles, accrochées depuis dimanche aux cimaises de la galerie des Amis des arts, à Neuchâtel.

«Récit et tableaux, des petits formats pour rester dans l'intimité, tout est lié». Alors, sur la toile, le Neuchâtelois, fils de résistant italien, a peint les canaux du Dorsoduro et l'église San Pantalon où, avec sa tante et ses cousines, il assistait à la fête de la Madone. Dans ce quartier, en ce temps-là populaire, le petit Ivan vit une grande histoire d'amour avec Cinzia, sa toute jeune voisine d'un an sa cadette, et découvre les revers impitoyables de l'Histoire.

Dans ce quartier du Dorsoduro, on croise aussi Amleto, le gentil marchand de glaces édenté, et cette femme bienveillante qui attend sur le trottoir et l'embrasse sur la joue. Elle est vêtue d'une jupe blanche très courte, alors Ivan croit qu'elle joue au tennis. «A l'époque, la prostitution était très présente dans les rues de Venise. J'étais fasciné aussi par les bals, les gens dansaient beaucoup, pour oublier la guerre. Et sur la place Saint-Marc, on croisait bien plus de pigeons que de touristes».

Surtout, le petit Ivan, se laisse dorloter par «ses» quatre femmes. Il est à l'aise au milieu des soutiens-gorge suspendus à une corde à linge et, la nuit, nu lui aussi et sans équivoque, contre la peau nue de ses cousines. «Je dois sans doute à ces femmes une bonne part de mes 20% de féminité», sourit l'artiste, en qui l'espièle enfant de 5 ans sommeille aujourd'hui encore.

Un temps distendus, les liens entre Venise et Moscatelli se sont renoués très fort dans les années 1980. Le peintre ne travaille jamais ses toiles sur place, c'est donc à partir des nombreuses photos, de format carré, prises durant ces 15 dernières années qu'il a réalisé les tableaux aujourd'hui exposés. «J'ai pris certaines photos à genoux, pour échapper à l'image de carte postale». Pas au point, toutefois, de trahir la Venise éternelle adulée des touristes et des amoureux.

Jaunes éclatants et bleus profonds, eaux turquoise ou orangées, reflets pastel ou hachures plus nerveuses, le talentueux coloriste restitue toutes les humeurs de la Sérénissime, sa perception d'enfant intimement mêlée à celle de l'adulte. Au fil du voyage, l'artiste se permet quelques clins d'œil aux peintres qu'il admire, Turner, Music et, géographiquement plus proches, L'Epée, Aeberli, Comtesse. «Tous nous aimons la même femme, nous formons le clan des amants de Venise», dit Moscatelli, avec un brin de séduction latine.

Au fil du voyage apparaissent aussi quelques toiles fauves, histoire, pour Moscatelli, d'établir un bref lien avec les œuvres antérieures de l'expo «Fauve qui peut!», quand bien même il professe un goût pour les explorations multiples et renouvelées.

Exhalant ses atmosphères changeantes, gorgées «d'humidité et d'odeurs très fortes», cette Venise-là accorde peu de place à la présence humaine, réduite à quelques silhouettes. «Vus à hauteur d'enfant, les adultes restent des êtres lointains, indisctincts. Et puis, ceux que je croisais quand on s'aventurait au centre de la ville, c'est-à-dire hors de mon quartier, m'étaient inconnus. Cette absence humaine prend peut-être aussi le contre-pied de la foule qui, aujourd'hui, envahit Venise».
Une trace de nostalgie? Le peintre ne cultive pas celle de la cité d'autrefois, même s'il constate que «les hommes ont fait un terrible business à partir des plus belles rides du monde». Mais quand un voile de tristesse s'empare de l'homme mûr, c'est parce que sur cette Venise encore préservée se décalque, simplement, la nostalgie de l'enfance.

L'Express, Neuchâtel – Dominique Bosshard, 16 janvier 2007


Neuchâtel, galerie des Amis des arts, jusqu’au 25 février. Catalogue de l’exposition aux éd. Publi-Libris


Les appétits d’Ivan Moscatelli

[…] La Venise intime de Moscatelli a nécessité 55 ans de gestation. Sur 150 pages, on retrouve le paradis d’un gosse de cinq ans et demi. Un paradis peuplé de personnages généralement chaleureux dans le monde hésitant de l’après-guerre en Italie. Dorsoduro, un des quartiers les plus populaires de Venise, sert de décor à un enfant éloigné malgré lui de ses parents.Les grands pissent haut !

Ivan Moscatel campe sans artifice, mais avec son cœur, des personnages vrais. De ceux qui font rire ou pleurer. Mêlant un humour de potache à la nostalgie de ses jeunes années, il livre, par le textes, comme ça, en vrac, ses émotions. Se mélangent ses joies, ses peurs, ses incompréhensions aussi de voir les adultes se confiner dans certains secrets qu’il saura plus tard inavouables. Le gamin qu’il était a découvert l’amour physique des grands en jouant à l’homme invisible. Une série culte de l’époque sur des écrans qui devaient beaucoup à celui de Cinema Paradiso. Toutefois, pour Ivan, rien ne s’écroule. Au contraire, c’est en allant aux séances de projection qu’il parfait une frange de son éducation ! En pissant contre les murs avec ses amis, avant de prendre place, il a vu que le jet des grands allait plus haut que celui des petits ! Le sien en l’occurrence. Une fameuse tranche de philosophie enfantine, finalement.

Tout au long du récit d’un Ivan Moscatelli déjà entouré de femmes, par lesquelles il a été choyé, on effleure les cicatrices de Venise. Résistants fusillés, collabos cloîtrés dans une chambre se mélangent. Des prostituées sympas, quelquefois tristes, entraînent le lecteur dans un monde genre amour et haine. Le passé était décomposé. L’avenir s’annonçait imparfait. Au milieu, Ivan s’est fabriqué ses souvenirs. C’est justement ces derniers qui ont séduit ses éditeurs Philippe Sarda et Géroigre Montangero – fils de Bernard, le chanteur ! – pour le conduire à Publi-Libris. Voilà Moscatelli !
Le Journal du Jura – Aldo-H. Rustichelli – 25.01.2007

 

Moscatelli, l'esprit d'enfance et Venise

«Artiste neuchâtelois d'origine piémontaise, Ivan Moscatelli partage son oeuvre picturale en deux expressions distinctes: d'une part une abstraction géométrique aux lignes inventives, d'autre part un réalisme lyrique traitant volontiers du sujet gondole (pardon;: bateauü) par excellence: Venise. C'est la Cité des Doges qui fait l'objet de plus d'une centaine de tableaux […], sujet qu'il faut donc beaucoup de culot pour traiter! Et du culot, il en a, les formes vénitiennes étant prétextes expressionnistes à des couleurs vives qui ressortissent davantage à l'imagination profonde du peintre qu'à l'observation de la réalité; et aussi à de lointains souvenirs: c'est l'objet d'un merveilleux petit roman Venise intime que Moscatelli a écrit pour rendre compte de ses vacances d'été, passées à Venise à l'âge de cinq ans, en 1947. Il adopte avec un grand talent de conteur le langage d'un enfant pour rendre compte d'histoires d'amour, de mystère, de découvertes de choses quotidiennes, comme des curiosités du monde adulte. L'exposition et le roman font l'objet de deux précieux livres, Venise intime et Venise retrouvée.»

H. G. – PH Arts, mars 2007


Voir extraits.

 

Pas de bonus disponible.

 

Récits

22,5 x 15.5 cm

151 pages

ISBN:
2-940251- 33-9

CHF 29.00 / 18.00 €

 Du même auteur
 Du même genre
 
Av. de France 52 • CP 128 • CH–1000 Lausanne 7 • Tél.: ++41 (0)21 626 15 10  Fax: ++41 (0)21 624 82 49  info@publi-libris.com