Riez
sur moi! Cinquante (més)aventures
vécues en cinquante ans de carrière,
par José Barrense-Dias
Les coulisses du monde du spectacle constituent
souvent le théâtre de situations
invraisemblables, de problèmes techniques,
de drames sentimentaux et autres soucis que
les artistes singénient à
cacher à leur public. Après
tout, la représentation doit avoir
lieu, quoi quil arrive.
En cinquante ans de carrière, le guitariste
brésilien José Barrense-Dias
a eu son lot de surprises et de fâcheux
déboires dont on se passerait volontiers.
Certes il pourrait tenter de minimiser ou
de cacher tout ce qui lui est tombé
sur le coin de la guitare. Mais José
a choisi de raconter, en concert, ses épisodes
loufoques et cocasses.
Comme pour rajouter du piment à sa
musique qui nen a pourtant guère
besoin, il rit de ses rendez-vous manqués
avec la gloire, la fortune, les beautés,
le contrat du siècle et la foule en
délire ! Pas susceptible, il saccommode
même dêtre, plus souvent
quà son tour, confondu avec tel
autre artiste de talent, ou dêtre
trop petit ou trop cher ou pas assez beau !
Riez sur moi ! réunit donc
et pour la première fois sous
forme écrite les étonnantes
tranches de vie dun musicien qui collectionne
les péripéties comme un aimant
attire la limaille de fe !
Riez sur moi! Cinquante (més)aventures
vécues en cinquante ans de carrière,
par José Barrense-Dias, éditions
Publi-Libris
Discours inaugural du livre Riez sur moi!
par Olivier Mayor, Municipal de la Ville
de Nyon
Mesdames et Messieurs, chers invités,
Lautre jour, jentendais le plus
nyonnais des brésiliens dire : «Je
pense être un exemple vivant dintégration
réussie !»
Eh oui, depuis bientôt quarante ans,
José Barrense-Dias réside dans
le même bâtiment, chemin dEysins,
mais, il précisait encore : «Je
suis passé dun simple deux pièces
sans meubles dont le vide faisait fuir
mes nouveaux élèves à
un trois pièces qui convenait
mieux à mon statut de jeune professeur
au Conservatoire avant de gravir léchelle
des signes extérieurs de richesse jusquà
demeurer dans mon vaste cinq pièces
actuel tout confort avec machine Nespresso
dernier cri !»
En effet ! Bel exemple dinsertion sociale,
de croissance régulière et dacclimatation
que celui de José Barrense-Dias ! Sans
parler de son aura dans le monde artistique
Mais le plus brésilien des nyonnais
ignore que son intégration dépasse
et de loin ! lenceinte
de son immeuble ! Figurez-vous que, pas plus
tard que la semaine passée, chacun
des membres du Conseil communal a trouvé
sur sa chaise le papillon annonçant
cette soirée. Joli, pratique et bienvenu,
ce carton a servi, durant toute la séance,
de signe de ralliement politique ! Car, chaque
fois quun élu souhaitait exprimer
son oui à un objet soumis au vote,
il levait spontanément sa carte dinvitation
au lancement de Riez sur moi ! Avouez quun
tel métissage fait de relents de musique
brésilienne, de politique locale et
daventures «à la Pierre
Richard» est pour le moins peu courant
! Oui, jai bien dit «Pierre Richard»
car, à sa façon, ce petit brun
à la guitare rousse, dont on célèbre
ce soir la sortie de ses cinquante (més)aventures
vécues en cinquante ans de carrière,
présente un cousinage évident
avec le grand blond à la chaussure
noire !
En bref, ce livre aurait pu sintituler
: «Cela narrive quà
moi !», tant les situations les plus
cocasses et les plus inattendues fondent sur
José comme la grêle sur le vignoble.
Ce livre aurait aussi pu sappeler :
«Attention, je ne suis pas celui que
vous croyez», tant les méprises
et les confusions didentité sacharnent
sur celui qui nest autre que José
Barrense-Dias. Ainsi, nombre de gens lont
pris et de façon répétée
! pour son confrère, le guitariste
de flamenco Manitas de Plata ! Erreur plutôt
flatteuse pour notre ami et qui ne doit pas
déplaire au gitan aux mains dor.
En revanche, lorsquon confond Barrense-Dias
avec Kadhafi, cest une autre histoire
Elle finit dailleurs sous la forme dun
sinistre interrogatoire de police, après
une interminable attente angoissée
dans une cellule, comme vous pourrez le lire
dans louvrage qui paraît aujourdhui.
Là encore, le citoyen de Nyon aurait
de quoi se vexer alors que le général
pourrait y trouver un moyen daméliorer
son image publique ! Mais, une fois de plus,
José nous démontre sa grande
capacité à lautodérision.
En fait, seuls les élus nyonnais napprécieraient
quà moitié de compter
parmi leurs administrés un généralissime
à la poigne de fer
Manque dhumour
de notre part ? Sans doute ! Mais, pour notre
défense, la Municipalité et
le Service de la Culture de la Ville de Nyon
sommes ravis dhonorer avec vous ce soir,
Mesdames et Messieurs, celui dont on connaissait
le talent de musicien, et dont vous allez
découvrir le talent de comique !
Excellente soirée à vous !
O. M.