«L’acte de peindre est un acte d’amour puisque peindre c’est partager.»– M.-J. Orgiazzi
 

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Marie-Joseph Orgiazzi : peintre de l’essentiel


Un somptueux livre qui propose un grand nombre d’huiles et une série de gouaches de Marie-Joseph Orgiazzi. Suite à un premier ouvrage (1984) préfacé par son ami l’écrivain Georges Borgeaud, cette monographie révèle l’univers secret de ce peintre de l’essentiel.

En effet, après son décès, les auteurs ont découvert ses carnets d’atelier. Ces centaines de pages renferment des pensées artistiques, philosophiques, religieuses qui témoignent des préoccupations supérieures de cette femme hors du commun. Ainsi, en regard de chaque toile, un extrait des précieux cahiers éclaire le lecteur sur la démarche fondamentale et la pensée intime de l’artiste.

Cent soixante pages et 65 reproductions présentent l’évolution récente de l’univers d’Orgiazzi : certes on y trouve ses fameuses «natures mortes intemporelles» qui ont fait sa réputation jusqu’à Paris, New York et Rome, mais aussi les chevaux qu’elle semble avoir puisés dans des souvenirs préhistoriques ainsi que des abstractions (hommages à Poliakoff).

   
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• Comment l'artiste M.-J. Orgiazzi envisageait-elle la peinture et sa peinture?
• Dans quelle lumière peignait
M.-J. Orgiazzi…
• Les influences majeures de
M.-J. Orgiazzi…
• Les symboles cachés que recèlent les toiles de M.-J. Orgiazzi …
• Les rapports de l’artiste avec l’art…
• Les hommages de ce peintre à Picasso, Van Gogh, Poliakoff, Braque, Giotto…
• La texture de ses toiles et les techniques personnelles qu’utilisait Orgiazzi…
• La quête spirituelle de ce peintre de l'essentiel…
• Le regard que portait le peintre Orgiazzi sur le monde…
• Pourquoi Orgiazzi s'est-elle avant tout consacrée à peindre des bouteilles et des pots?
• Ce que le cheval symbolise dans la peinture d'Orgiazzi…
• Ce qu’Orgiazzi tente de saisir dans un objet…
• Le rapport de ce peintre avec la symétrie…
• En quoi la prière intervient-elle dans l'œuvre peint de M.-J. Orgiazzi…

   
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• Somptueux et impressionnant comme un livre précieux qui vient du fond des âges. La spiritualité qui s’en dégage m’a bouleversée. Ce livre est imprégné de l’amour des auteurs pour l’artiste. Merci. – L. B. Lausanne

•Ce n’est pas un livre, c’est un chemin initiatique ! Merci de m’avoir fait rencontrer ce guide de lumière. – P.A. Genève

•Toute la générosité et l’humanité d’Orgiazzi est là. Ce livre est bon comme sa peinture. P.-A. L. Genève

•C’est bien simple, depuis que j’ai ce livre (alors que j’en ai plus de 5 000 chez moi) je vis avec. Venant de moi, je vous assure que c’est un sacré compliment ! Merci ! – P.-E. S. Genève

 

 

Orgiazzi, une artiste en or
«A triturer la matière comme on triture les mots, on découvre toujours le fond des choses.» Maire-Joseph Orgiazzi parlait aussi bien qu’elle peignait. Cette grande artiste, décédée en 1998 a laissé une œuvre impérissable. Chacune de ses toiles respirait la vie. Un peu comme elle. Elle qui savait mettre du piment dans le quotidien; elle qui savait tout embellir et aller à l’essentiel. Pour parler d’elle en profondeur et dévoiler quelques-uns de ses tableaux, Anne-Porchet et Grégoire Montangero ont publié un livre sur l’artiste Orgiazzi. […]»
Ch. Savioz – Le Nouvelliste

Livre sur Orgiazzi, peintre de l’essentiel
«L’intérêt de cet ouvrage repose sur le fait qu’il témoigne de l’évolution de l’artiste dans ses secteurs d’inspiration. […] Ce livre se veut un parcours initiatique, entend montrer autre chose que des pots, des tables et des chaises. Il propose de découvrir une nouvelle dimension de l’œuvre de l’artiste.»
Ch. Meroz – La Presse Riviera Chablais

 

 

Extraits des carnets d'atelier de Marie-Joseph Orgiazzi

«Peinture faite de couches successives. Tantôt élaborée, tantôt spontanée. Précieuse, raffinée, dans un équilibre harmonieux.

M’interdire la fantaisie dans _ce qu’elle peut avoir d’extérieur et de facile. Faire aucune concession à l’effet et à tout ce qui n’est là que pour attirer l’attention.

Ramener à une simplicité extrême, à une pauvreté faite d’un renoncement en vue d’une purification totale.

C’est un chemin fait de variations imperceptibles au commun des mortels.
Ma peinture est initiatique, sacerdotale, gardienne d’un patrimoine symbolique où le temps a déposé ses sédiments.

Montre ton cœur sans réserve et ton pinceau sera inspiré. Ecrire et peindre servent un même but: la révélation de la bonté intérieure.

L’art doit spiritualiser notre quotidien.»

© Marie-Joseph Orgiazzi et Publi-Libris. Tous droits réservés.

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Repères biographiques

«Ouvrant la porte du monde, je vis planer ma conscience bleue sur les cheveux noirs de _ma mère et briller une lumière rouge qui éclairait l’espace. Dès mes premières heures, les couleurs et les formes m’ont séduite sur cette planète et je suis restée.»

C’est ainsi que Marie-Joseph Orgiazzi décrit son entrée dans la vie, le 15 février 1945 à Saint-Héand (Loire), en pleine tourmente de neige et de guerre. […]

Haute comme trois pommes, à 5 ans à peine, Marie-Joseph sait déjà qu’elle sera peintre. Dès lors, les couleurs l’aideront à s’évader, à recréer un monde où la souffrance s’atténue.

Dans la ferme de Grand-mère Jeanne, aux confins de la Dordogne, Jo, les nuits d’été, n’ose «respirer trop fort par la bouche de peur d’avaler les étoiles». Elle y possède ses racines, si tant est qu’on en ait vraiment quelque part. […]

Adolescence. Premiers contacts sérieux avec la peinture à l’atelier de Marguerite Chavarot à Saint-Etienne en 1960. Marie-Jo y apprend que l’œil est «un bistouri par lequel on scrute l’univers du visible et de l’invisible, des gens et des choses qui nous entourent». Pendant quelques mois, elle s’astreint à emballer du chocolat pour financer ses cours d’art le soir.

En 1965, elle étudie la décoration. C’est surtout la rencontre avec le sculpteur Frédéric Müller, son professeur à l’Ecole des arts et métiers de Vevey. Cette étape marquera un grand tournant dans sa vie, puisqu’elle passera désormais le plus clair de son temps en Suisse. Müller est séduit tout à la fois par l’intégrité et l’indépendance d’esprit de son élève, dont «le talent et l’exigence» l’ont «immédiatement touché». L’amitié, bien sûr, sera du voyage et, dans l’atelier du maître à Corsier, «peindre et partager» feront bon ménage en cet art où «rien n’est vil, banal ou hideux». […]

En 1973, une médaille d’argent au salon de l’Art libre de Paris ponctue l’ascension de l’artiste. Et la critique souligne: «Une peinture qui confronte directement le monde matériel et spirituel. Elle défend l’esprit par la matière». Marie-Joseph confirme: «La peinture doit être le royaume des satisfactions visuelles et mentales par le beau. De ce fait même, elle nous permet d’étendre les horizons de notre conscience.» […]

Les maîtres de Jo s’appellent Giotto, Piero della Francesca, mais aussi Morandi, Dubuffet, Poliakoff, Picasso dans ses jeunes années (sa photo trône toujours sur sa table de travail). Elle se sent proche de Vincent Van Gogh, qui est un «ami» pour elle. […]

Dès Pâques 1990, c’est le combat contre la maladie. […]
Ces dernières années, la peinture de Marie-Joseph fut souvent inspirée du cheval auquel elle consacra des œuvres superbes. Cet animal était pour elle le symbole de la liberté par excellence. Sans doute était-elle hantée par le pressentiment qu’elle allait la perdre… aussi peignait-elle des chevaux, ivres de liberté, dans leur course folle vers un horizon lointain.

Peu à peu, jour après jour, l’ennemi sournois va priver Marie-Joseph de son indépendance physique, jusqu’à son dernier souffle dans la nuit du 24 juin 1998 […].

Mais il ne pourra jamais vaincre le bastion inviolable de son esprit ni altérer son univers pictural. Ce sera la plus belle victoire de cette âme passionnée.

Anne Porchet

© Anne Porchet et Publi-Libris. Tous droits réservés.

Monographie

Préface de Robert Leydet

65 reproductions en couleurs, 19 photos n-b

21.5 x 24.5 cm

160 pages

ISBN:
2-94021-00-2

CHF 75.00 / 49.00 €

Offre spéciale:
CHF 60.00 / 39.00 €

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