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Queues de poisson sur un dos d'âne
par Jacques Tornay

Se retrouver du jour au lendemain quitté par sa riche héritière de femme, devenue soudain adepte du bouddhisme zen, être sans le sou et bientôt privé d'emploi, n'est une situation enviable pour personne. Moins encore lorsqu'on s'appelle Ted Mulley, journaliste anglais quadragénaire, épris de farniente, porté sur la chose et sur la bière.

Si, en plus, on défie les conventions sociales les mieux établies et que l'on se met en tête de transformer le Royaume d'Angleterre en une république, rien de tel pour attirer les foudres et faire pleuvoir les tuiles.

En repartant presque de zéro, Ted va mener sa nouvelle quête d'identité, ne reculant devant aucune excentricité pour se faire une place, à l'ombre ou au soleil, mais une place à part.

Car il est bel et bien là et le monde va devoir désormais compter avec lui.

Son chemin chaotique rencontrera celui d'hommes et de femmes, eux aussi plus ou moins en rupture de ban. Quelquefois pour le meilleur, souvent pour le pire… Toutes les péripéties sont à prévoir lorsque l'itinéraire de l'individu dérive de la norme communément admise.

À propos, êtes-vous sûr de bien connaître vos voisins ? Ceux de Ted Mulley se révéleront sous des jours inattendus. Et ils mettront du leur dans une donne déjà passablement embrouillée…

 

Cliquer ici pour écouter l'émission de radio consacrée par Daniel Fazan (RSR) à Jacques Tornay.

 

   
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Auteur de Suisse romande, Jacques Tornay a publié une vingtaine d'ouvrages, surtout des recueils de poèmes dont certains lui ont valu des prix, ainsi le Louise Labé en 1993. Il est membre du Pen-Club et de l'Association valaisanne des écrivains.

Queues de poissons sur un dos d'âne, son deuxième roman, s'inscrit dans la lignée de cette littérature anglaise décalée où souffle un vent désinvolte, loufoque et bienvenu.

 

   
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« Pas possible, ces Queues de poisson sur un dos d'âne : Tornay le Valaisan aurait-il des origines anglaises ?
Son roman quitte les voies de la littérature sérieuse et bien-pensante pour déraper à souhait dans les plates-bandes de l'originalité la plus débridée !
On ne sait pas trop où ce récit nous conduit tant il est atypique, mais qu'est-ce qu'il surprend et nous décoince ! »

 

Un ovni dans le paysage littéraire

Queues de poisson sur un dos d’âne, le titre loufoque du dernier roman de Jacques Tornay traduit bien le vent de folie qui balaie ce livre très atypique dans le paysage littéraire de notre coin de pays.

La plume féconde de Jacques Tornay a emmené cet auteur, qui se consacre «avec sérieux à écrire des livres pas sérieux», sur des sentiers inattendus. Dans son dernier opus, l’écrivain valaisan nous pose en pleine campagne anglaise, dans le jardin et la maison d’un olibrius, journaliste fauché de son état. Plaqué par son épouse aisée, plaqué par son employeur, Ted Mulley – car tel est le nom de ce héros malgré lui – tente de se «reboussoler», mais à sa façon… Drôle, déjanté, riche en épisodes cocasses (Vénus, la prostituée gloutonne ; Ashmole, le psychanalyste ; Susan, la voisine naturiste aux formes irrésistibles, la belle-mère et le beau-père pas piqués des hannetons ; parmi une foule d’autres zèbres de tout acabit), ce roman n’engendre pas la mélancolie !

Un mode burlesque
Construites sur un mode proche du burlesque et de la BD, les séquences d’événements de Queues de poisson sur un dos d’âne conduisent les lecteurs dans des rues pittoresques et prometteuses, mais qui ne débouchent jamais sur la mer quand bien même elles ravissent assurément.
Toute la vigueur de l’écriture de Jacques Tornay imprègne les 200 pages de ce roman : le débit est rapide, le mot juste, le ton cohérent d’un bout à l’autre. L’auteur fait, de surcroît, preuve d’un sens certain de la formule, il s’interdit les clichés en innovant constamment et avec un naturel manifeste.

Six questions à Jacques Tornay

Comment est né
Queues de poisson sur un dos d’âne ?
Tout bêtement, comme la plupart des histoires : d’un fait divers fictif auquel le processus normal de l’écriture donne suite. Lorsque l’on tient un personnage et un sujet, les éléments se mettent en place pour aboutir à un récit.

Un récit particulièrement déjanté en l’occurrence…
La vie l’est, par nature ! Il est faux de croire qu’elle coule en douceur, paisible et tranquille ! Nous sommes tous des anormaux en puissance ! Nous rêvons de folies, de choses inaccessibles… Ce livre est aussi une invitation à l’attention des gens qui ne sont pas contents de leur existence : si tel est le cas, il n’est jamais trop tard pour en changer.

Queues de poisson sur un dos d’âne détonne dans la littérature romande…
Peut-être dans la mesure où, ici, on ne se permet jamais d’évoquer les grandes et les petites questions de l’existence avec légèreté. On craint d’être accusé de frivolité, de futilité. Notre lourdeur vient peut-être de la religion qui nous empêche d’être vraiment nous-mêmes.

Votre dernier roman vise-t-il à casser ce carcan?
Pas du tout ! Ce livre est simplement le reflet de mes influences, lesquelles remontent loin, à ma jeunesse : le film burlesque, la bande dessinée. D’ailleurs, je construis mes romans comme des BD : séquence par séquence. Je n’ai pas une culture très académique, mais elle a le mérite d’être pleine de vie et très prodigue.

Quelle est votre ambition d’auteur avec ce livre ?
Amuser le lecteur le temps de sa lecture. J’aime bien les livres que l’on oublie après les avoir lus mais qui nous ont fait passer un bon moment – ils ne sont pas si courants !

Dans quel sillage pourrait s’inscrire Queues de poisson sur un dos d’âne ?
Il illustre surtout mon impuissance de faire autre chose et mon incorrigible volonté de m’amuser ! C’est un amusement qui demande beaucoup de temps, d’énergie. Je suis peut-être Suisse sans la mesure où je consacre un grand effort à l’écriture afin de rendre le résultat final moins touffu, moins dense, plus digeste. Si mon livre semble simple et évident, c’est que j’y ai beaucoup travaillé.

– La Gazette (Martigny), 28.09.2006

 

Queues de poisson sur un dos d’âne, par Jacques Tornay

On peut dire de l’écrivain valaisan Jacques Tornay qu’il a la plume bien pendue. Son deuxième roman, Queues de poisson sur un dos d’âne, n’a rien de l’accouchement pénible d’un témoignage sur la difficulté d’être dont il est coutume de saluer un jeune romancier romand. Cela participe davantage, en effet, d’une certaine littérature anglo-saxonne, à laquelle était aussi sensible Philippe Djian dans ses premiers écrits. Ce qui veut dire qu’ici on est rapidement pris par l’histoire, par ce personnage sans qualité auquel on s’identifie immédiatement, Ted Mulley, journaliste anglais au chômage quitté par sa femme riche. Mais tout le récit vire vite au délire, à force d’excentricité : comment par exemple peut-on être républicain au Royaume-Uni, comment s’en tirer en étanchant ses soifs dans cette civilisation pourrie par le labeur et par l’argent, comment déclarer sa flemme un jour de pluie… Tornay nous amuse de bout en bout, menant son récit avec autant de souplesse que de vitesse.

H. G. – Pharts, Le magazine suisse des arts – N° 62, juin-juillet 2006


Queues de poisson sur un dos d’âne, roman de Jacques Tornay

Le premier jour du Salon du Livre et de la Presse 2006, à Genève, sortait le deuxième roman de Jacques Tornay. Voici ce qu’en dit Martine Magnaridès : Queues de poisson sur un dos d’âne : un nouvel ouvrage aussi étonnant et peut-être plus original encore que le précédent ! Tout est si juste, si vivant dans cette aventure. Ta finesse, ton humour sont sensibles partout dans les descriptions, les comparaisons inattendues parfois, mais toujours vraies et comiques, les jeux des assonances, la satire nuancée. Tu as vraiment des trouvailles de virtuoses».
Sous les initiales H.G. un critique littéraire de la revue pharts, le magazine suisses des arts, édition juin-juillet 2006, écrit ceci : «On peut dire de l’écrivain valaisan Jacques Tornay qu’il a la plume bien pendue. Son deuxième roman Queues de poisson sur un dos d’âne n’a rien de l’accouchement pénible d’un témoignage sur la difficulté d’être dont il est coutume de saluer un jeune romancier romand. Cela participe davantage, en effet, d’une certaine littérature anglo-saxonne, à laquelle était aussi sensible Philippe Djian dans ses premiers écrits. (...) Mais tout le récit vire vite au délire, à force d’excentricité : comment par exemple peut-on être républicain au Royaume-Uni, comment s’en tirer en étanchant ses soifs dans cette civilisation pourrie par le labeur et par l’argent, comment déclarer sa flamme un jour de pluie... Tornay nous amuse de bout en bout, menant son récit avec autant de souplesse que de vitesse». Comme le dit l’éditeur en 4e de couverture le roman «s’inscrit dans la lignée de cette littérature anglaise décalée où souffle un vent désinvolte, loufoque et bienvenu.
Plusieurs extraits ont été lus par Daniel Fazan sur les ondes de la Radio Suisse Romande La Première, le dimanche 17 septembre, alors qu’il recevait l’auteur dans le cadre de son émission Intérieurs.

Revue de l'Association valaisanne des écrivains, automne 2006

 

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Roman

22.5 X 15.5 cm

230 pages

ISBN:
2-940251-27-4

CHF 34.00 / 22.50 €

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